Aishiteru Again, chapitre 9

« Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaan !!! Arigatooooooooo !!
-YAAAA
RGH !! »
Une jeun
e file sauta au cou d'Eichi qui venait juste de passer les portes du lycée. Elle le secoua en serrant fort sa tête contre sa poitrine.
«Merci
mille fois !! J'te remercierais jamais asseeeeeez !!
-Saki ! Lâche-le, tu vas le tuer ! Tes seins sont trop gros !
-Aka-chan ! T'es méchante ! Ca ne se dit pas ce genre de chose ! J'ai jamais tué personne !
[crak
]
-ARGH !
...
-...
-...
-..
. ... Ano...
-KYAA
AAAAAAAA !! SAKIIIII ! T'as tué Komamura-kuuun ! »


Chapitre 9
De renc
ontres en rencontres
Part
2



« Tu
vas faire la gueule encore longtemps ?
-...
Elle m'a brisé les vertèbres !
-...
oui, c'est vrai. Mais elle ne l'a pas fait exprès !
-Gomen neeeeeeeeeeeeeeeeeee ! cria-t-elle derrière eux.
-Ben a
lors, reprit Setsuya, qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
-C'est
clair que pour une première sortie après les cours c'est assez mort, dit Naoki.
-Mais v
ous aussi ! Pourquoi vous leur avez proposé de se retrouver ici ?
-Bah
j'me suis dit que ça pouvait être une bonne idée, et puis on pourra faire connaissance avec d'autres personnes de la classe. Tu sais Eichi, on doit bien être les seuls abrutis à rester isolés depuis le début de l'année.
-R
ien à battre ! Ca ne fait que trois jours que les cours on commencé !
-Peut être, reprit Makoto, mais je ne tiens pas personnellement à ce qu'on nous prenne pour un bande de nazes totalement à l'ouest !
-Je
suis de cet avis, dit Setsuya. »
Un
e des sept filles qui suivaient les quatre garçons les rejoignit, puis une autre. La première s'agrippa au bras de Setsuya qui sursauta tant il fut surpris, alors que la seconde se mit devant eux.
«Attendez-nous ! C'est pas gentil de nous laisser derrièreeeuuuh !
-B
ien, et maintenant mes chers, quel est le programme ?
-Déj
à explique-moi ton agression, répondit Eichi toujours un peu sur les nerfs.
-Si
tu pouvais te présenter aussi ce serait sympa, ajouta Makoto en souriant.
-Hooo je vois qu'on me fait encore la tête ?
-J'
suis pas d'humeur.
-Oo
ooki. Bien. Comme toi ami me l'a gentiment demandé, dit-elle en faisant un clin d'½il à Makoto, je me présente. Je m'appelle Itsukagami Saki, je suis la grande s½ur de Tomoyo donc. Celle qui colle celui à droite c'est Futsuko Akane, c'est ma meilleure ami depuis un bail, on ne se sépare jamais.
-Et vous avez quel âge toutes les deux ? demanda Naoki.
-La moindre des choses serait de vous présenter avant de me poser d'autres question, répondit Saki en esquissant un sourire. »
Naoki fit une grimace et ne répondit pas. Makoto, lui, amusé par le comportement de la jeune demoiselle, décida de répondre le premier. Et c'est avec un large sourire qu'il se présenta.
« Moi c'est Jinseisuru Makoto, 17 ans.
-Teichi Naoki, 17 ans également.
-Euh... Nakamoto Setsuya, on a tous le même âge donc bon, dit-il embarrassé par l'étreinte d'Akane.
-Moi c'est...
-Komamura Eichi, coupa Saki. Tomoyo m'a beaucoup parlé de toi. Je suis contente qu'elle soit tombée sur quelqu'un comme toi, elle n'osait pas t'approcher au début, tu lui faisais un peu peur à vrai dire.
-Hé ?
-Tu n'as pas arrêté de tirer ta tête menaçante, de gars qui n'en a rien à foutre de tout, c'est normal qu'elle ait flippé, commenta Makoto.
-Ta gueule !
-Mais finalement, reprit Saki, t'as l'air de quelqu'un de bien. Je te l'ai déjà dit cent fois, mais merci de l'avoir aidé tout à l'heure.
-Ouais... bah j'allais p
as rester spectateur non plus. Donc bon, c'était pas la peine de me remercier, surtout de cette façon ~mal de nuque~
-Hihi ! Bon, le temps des violons est révolu !
-Hein ?
-Il
y a un karaoké au coin de la rue, je vous propose qu'on y aille, c'est moi qui offre !
-P
ourquoi pas ? Ca nous changera les idées, dit Makoto.
-Vous chanterez tous hein ? demanda Akane en serrant le bras de Setsuya.
-Pas sûr. On chante faux.
-Sur
tout Naoki, ajouta Makoto en riant.
-Ta g
ueule !
-H
aaaaaaan ! Alleeeeeeeeeeez quoiiiiiiiiiii ! Ca sera marrant, vous verrez !
-N'insis
tez pas les garçons, si vous refusez Akane sera triste, et ça... je ne vous le pardonnerais pas, déclara-t-elle d'un ton menaçant.
-
... cette fille... c'est le démon !
-Tout
à fait mon genre, dit Makoto. Au fait, Itsukagami-chan...
-App
elle-moi Saki.
-Très
bien ; Saki, tu n'as toujours pas répondu à la question de l'autre ahuri. Vous avez quel âge toutes les deux ?
-H
éhé... 19 ans mon chou.
-Arf, j
e peux faire une croix sur notre prochain rendez-vous galant alors, dit-il amusé.
-Qui sait ? Ca pourrait se faire, ça ne me dérange pas que tu sois plus jeune de deux ans tant que tu es mâture. Et puis... tu me plais bien, reprit-elle en se prenant au jeu. »
M
akoto sourit, elle aussi.
Ils s'ar
rêtèrent bientôt devant un club de karaoké, ils y entrèrent lorsque les cinq lycéennes qui étaient restées derrière les avaient rejoints. Comme ils étaient nombreux, ils se séparèrent en deux groupes : un composé de deux garçons et trois filles, et le second composé des deux garçons restant et quatre filles, avec une des deux plus âgées de chaque côté. Seuls Eichi et Naoki rejetaient cette proposition. Naoki car mal à l'aise avec autant de filles qu'il ne connaissait pas, et Eichi car il voulait simplement rentrer chez lui et dormir tranquillement. Finalement, ils décidèrent de se plier aux décisions prises pas les deux doyennes de la bande, après avoir reçus quelques coups. « Salauds ! » pensaient-ils.
Cinq minutes passèrent
, et les groupes étaient enfin faits : Eichi et Makoto avec Tomoyo, Saki, et deux amies de la première, Kyou et Miyuki ; de l'autre côté, Naoki et Setsuya se retrouvèrent avec Akane, Sayuri et Katsue, les deux autres amies de la jeune Itsukagami.

Au cours de leurs parties, des liens commençaient à se créer entre chacun d'entre eux. Naoki qui restaient pourtant à l'écart au début allaient au devant des autres et monopolisait le micro, Setsuya et Akane restaient entre eux et mettaient un peu plus d'ambiance dans la première salle ; dans la pièce d'à côté, Eichi se laissait emporter par l'enthousiasme des autres et chantait avec tout le monde, et lorsqu'il ne chantait pas c'est lui qui prenait la parole.
Makoto et Saki d
iscutaient dans leur coin, et après un duo fort en émotions, ils sortirent de la pièce pour se désaltérer au bar du club, laissant Eichi seul avec ses trois camarades de classe. Les deux autres personnages se posèrent devant le bar, demandèrent une bière et :
« Une limon
ade me suffira, déclara Makoto.
-Pas de bière ? s'étonna Saki
.
-Euh non, je ne tiens pas du
tout l'alcool. J'me sens plus avec juste une moitié de verre.
-Héééé béééh ! Toi, il va
falloir que je te kidnappe une nuit pour t'emmener à une de mes soirées ! Je te ferais boire jusqu'à que tu tiennes encore après 10 cannettes minimum ! Une limonade aussi s'il vous plait !
-Si tu veux, ça ne dé
rangerait pas.
-Ooooooh mais c
'est pas drôle si t'es d'accord !
-Désolé, dit-il en riant.
-Ca va, je te pardonne mon petit ! »
Ils reçurent leurs bois
sons, puis recommencèrent une longue discussion. Ils parlèrent de ce début d'après midi déjà bien entamé, de ce qu'ils en pensaient, et aussi de ceux qui les accompagnaient.
Passant
de profil en profil, Saki arriva au sujet qu'elle voulait aborder depuis un moment.
Elle
prit quelques gorgées de sa bière avant de prendre à nouveau la parole.
« Cet Eichi, il est
vraiment comme ça ? demanda-t-elle. Je veux dire, il a l'air sympa et intelligent, de quelqu'un de bien. Je lui ai même dit en face tout à l'heure avant d'arriver ici et je le pensais, mais je voudrais en être sûre. »
Makoto rit légèrement en entendant ce
s paroles. Il but un peu de son verre avant de répondre.
Il
continuait d'afficher un large sourire. Son regard se focalisa d'abord sur son verre, il se remémora quelques souvenirs puis se décida à parler.
«
T'as pas à t'en faire pour ça. On ne dirait pas car il a souvent cette tête qui fait presque peur quand il est en cours, mais sinon, il est vraiment gentil. Il n'arrête pas d'aider les autres quand ils en ont besoin, il est drôle, et aussi timide, très doux et tendre... enfin, ça dépend des fois. J'avoue qu'on en a bavé avec les autres, dit-il en affichant une tête de déterré. Mais bon, il reste quelqu'un de fiable et avec qui on se sent bien. Contrairement à nous trois, il a gardé une âme d'enfant mignon, et je crois que c'est ce que les autres, surtout les filles, aiment chez lui.
-Une âme d'enfant mignon...
-O
uais. Le plus impressionnant c'est qu'il n'a rien d'un gamin en plus de tout ça ! Il est responsable et mâture, même si des fois il débloque complet.
-Hé bien, quel portrait de lui tu m'as fait !
-Ouais c'est
souvent comme ça quand je parle de lui, dit-il en riant. C'est un phénomène ce gars ! Ah ! Au fait, pourquoi tu t'intéresse à lui ?
-
Héhé, c'est pas qu'il m'intéresse, moi ce n'est pas mon genre, dit-elle en éclatant de rire. Il a une tête bien trop mignonne pour moi. Non, c'est pour ma petite s½ur Tomoyo. Elle m'a beaucoup parlé de lui. Je crois qu'il lui plait, et comme elle est encore un peu naïve et fragile, je voulais m'assurer qu'il n'était pas n'importe qui. Vous les mecs, vous êtes tellement tordus qu'on ne peut pas toujours vous faire confiance. » Makoto qui finissait son verre faillit s'étouffer en entendant ces dernières paroles, et Saki explosa de rire.
« Te moq
ues pas ! C'est pas drôle !
-
Mais je ne moque pas, reprit-elle en se calmant peu à peu.
-A peine !
-Hé
héhé ! C'est ce que j'ai dit qui t'a fait boire de travers ?
-
Bah ouais ! Tu généralises là ! On n'est pas tous comme ça !
-Peut être, mais vous restez
des pervers assoiffés de sexe !
-Hé ! Dis pas n'importe quoi
!
-Haha ! C'est bon je blague
!
-Pas drôle...
-Mais bon, il
y a quand même une part de vérité dans ce que je dis. J'en ai connu des salauds.
-T'es pa
s la seule.
-Heureusement ! Enf
in, tu me diras que c'est bien dommage dans un sens. Si j'étais la seule à qui ça arrivait, il y aurait moins de problèmes pour nombre de filles.
-Mou
ais.... Mais tu sais, on ramasse pas mal nous aussi !
-Oui,
mais pas autant que nous !
-Ah
! ça je ne pourrais pas te le dire...
-Peut être plus tard ?

-Vas savoir. J'espère juste q
ue ce ne sera pas moi l'exemple à te donner. »
Le jeune homm
e rit doucement ; la demoiselle, demeurant pensive, afficha néanmoins un léger sourire. Et c'est en finissant sa bière qu'elle déclara : « Bon allez, je crois qu'on peut les rejoindre maintenant. Ils vont croire qu'on fait des choses sinon. »
A cet instant, le regard du
jeune homme se posa sur son visage, sur ses yeux clairs et ses longs cheveux noirs dont certaines mèches tombaient sur ses épaules. Mais son admiration se fit brève, il se leva et alla rejoindre les autres avec elle sans y penser d'avantage.

La fin de la journée approc
hait, et le groupe d'étudiants repartait en direction de leur point de rendez-vous de ce début d'après-midi, ils se sépareraient là bas.
Saki faisait
en sorte que sa s½ur et Eichi parlent ensemble jusque là, et ça fonctionnait. Ils ne s'étaient pas séparés depuis le karaoké. Comme les autres, ils parlaient d'un peu de tout, de cette journée, des journées et de leurs années précédentes. Ils marchaient un peu à l'écart devant tout le monde et s'entendaient à merveille.
Plus ta
rd, ils se trouvaient à un croisement entre deux rues ; ils continuaient de parler, attendant que l'un des deux groupes se décide à y aller. Et c'est Makoto qui prit les devants. Il s'avança d'un pas devant les sept filles et déclara en souriant :
« Bon,
on va y aller. On a encore pas mal de choses à faire ce soir.
-Oki, dit S
aki. Il faut qu'on rentre aussi. Et puis j'en connais une qui est en retard, ajouta-t-elle en se tourna vers Akane.
-K
uso ! Mon père va me tuer ! Je devais l'aider à déménager y'a une heure ! Saki, on y va ! On n'a pas de temps à perdre !
-Hai
, hai. De toute façon, Tomoyo et moi devons nous dépêcher aussi, notre mère va s'inquiéter.
-Ne t
ardez pas alors, reprit Setsuya. A lundi les filles ; et vous deux bah, à la prochaine fois.
-Hai ! Saki
-chan, dépêche-toi ! dit-elle en la prenant par le poignet.
-Hééé ! Jâ
ne ! »
Les quatre
garçons la regardaient se faire emporte de force, les cinq jeunes femmes ne tardèrent pas à suivre les deux ainée. Alors qu'elles s'éloignaient, l'une d'entre elle ne cessait de jeter quelques coups d'½il vers les garçons qui commençaient eux aussi à s'en aller. Finalement, Tomoyo s'arrêta un instant et regarda Eichi, dans l'espoir qu'il se retournerait et lui ferait un signe de la main. Mais cela n'arriva pas, et elle rejoignit sa s½ur et ses amies.
Le
ciel changeait déjà de couleurs, le soir arrivait vite et l'air se rafraichissait. Quelque temps plus tard, la nuit était tombée.
Ak
ane aidait toujours son père à déménager, Katsue et Sayuri veillaient chez Kyou, Miyuki lisait dans son lit avant de dormir, Saki et Tomoyo quant à elles parlaient d'une personne en particulier.
Du cô
té des garçons, chacun était chez soi. Eichi dormait déjà, Makoto assistait sa mère au bar, Naoki jouait à la console, et Setsuya faisait quelques courses.

Le ciel se c
ouvrait peu à peu de sombres nuages et la pluie ne tarda pas à se mêler à ce triste temps.
Le week end
qui venait serait sûrement aussi morose que cette nuit là, mais ce n'était certainement pas ce qui allait les arrêter.

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# Posté le dimanche 19 juillet 2009 14:50

Akai Hana

Prologue


Il était un continent de magie et de légendes, le continent du Soleil. Dans ce continent étaient treize pays. Chaque pays vénérait une divinité différente et une commune, celle du Soleil. Les treize pays vivaient en harmonie depuis la nuit des temps. Un jour du premier millénaire, sept prophètes voyagèrent en bateau jusqu'aux terres du Sud. Chaque prophète était d'un pays différent. Le premier était du pays des Vents, le second était de celui de la Lune, le troisième de celui des Âmes, le quatrième de celui de la Renaissance, le cinquième de celui des Artifices, le sixième était du pays de l'Eau, et le dernier était du pays de l'Art. Arrivés sur les terres inhabitées du Sud, ces sept prophètes fondèrent sept autres pays portant leurs noms. Il y eu Hagoyashi, No Shiramase, Nuki Okushi Nai, Seikisho Orumi, Kore Marukoni, Hamizawa No Kure Itoshi, et enfin, Erase Kanuki Shirase. Ces terres du Sud furent ainsi nommées le Continent des Sept.
Au fil de
s siècles, ces pays devinrent des royaumes, et, comme sur le continent du Soleil, il n'y eu aucun conflit.
Mais
un jour, le roi de Nuki Okushi Nai leva une armée et tenta de renverser Kore Marukoni, un royaume voisin. Les cinq autres royaumes vinrent en aide à Kore Marukoni en levant à leur tour une armée composé de puissants soldats appelés Samurai. De ces soldats, six, un de chaque royaume, allèrent combattre l'élite du royaume Nuki Okushi Nai. Ces Six étaient les plus forts d'entre tous, ils furent surnommés Samurai No Tachi. Quatre d'entre eux vainquirent l'élite du royaume ennemi. Shigo No Shiramase, fils du roi de son royaume, vaincu le roi Nuki Okushi Nai grâce à l'aide précieuse de Zeroshito Oyamitsu, le Samurai No Tachi venant de Hagoyashi et qui laissa la vie dans son affrontement face au roi.
Le l
endemain de la victoire, les cinq Samurai No Tachi ramenèrent le corps de Zeroshito sur le Continent du Soleil au pays Tachi Nokurumi. Le défunt y fut incinéré comme tous les soldats ayant perdu la vie. Le royaume No Shiramase devint la capitale du continent, et c'est depuis ce jour que les habitants du Continent des Sept vécurent sous le règne de No Shiramase.
L'île Ta
kamya de la péninsule qui reliait le continent du Soleil au Continent des Sept fut choisie pour y ériger un temple en l'honneur des tous les soldats morts au combat. Derrière ce temple se tenait un mur d'un cristal sombre où étaient gravés les noms des morts, et devant ce mur était une pierre tombale où seul le nom de Zeroshito Oyamitsu fut gravé.

L
a lignée Zeroshito fut honorée depuis. Les descendants continuèrent de constituer l'élite du continent en tant que Samurai No Tachi.




Akai Hana

# Posté le jeudi 23 octobre 2008 12:50

Modifié le mardi 07 juillet 2009 14:15

Akai Hana, chapitre 1

Akai Hana, chapitre 1


Akai Ha
na



Cha
pitre 1er
Désarro
i de deux amants



« Un
message pour les aspirants Samurai : le roi vous convoque pour une mission spéciale.
-
Elle doit être vraiment spéciale pour que ce soit le roi lui-même qui nous convoque.
-Très bien. Dites-lui que nous arriverons dans de brefs délais.
-Trè
s bien.
-
Où est Shiito? J'imagine que nous sommes tous invités.
-Il d
oit être dans le jardin de derrière, au bord de l'étang.
-K
aito, va le chercher s'il te plait.
-Hai. »

Il ret
ira son masque d'entrainement et alla dans le jardin. Il ouvrit la porte qui menait à l'arrière et sortit du dojo. Le soleil n'était pas encore très haut dans le ciel. Le jour ne s'était levé que peu de temps plus tôt. En cette période de l'année, l'air était frais, de petites brises transportaient les feuilles roses des cerisiers. Une personne se tenait assise sur un haut rocher au bord d'un grand étang. Kaito s'avança vers ce personnage et une fois au pied du rocher il s'arrêta.
«
Shiito, on vient de nous informer qu'on est convoqué par le roi pour une mission spéciale. T'es aussi invité.
-Bien, j'arrive tout de suite. »
Z
eroshito Shiito était âgé de 17ans, avait les cheveux noirs et les yeux marron.
Il descendit d'un bond de son rocher et atterrit aux côtés de son ami. Ils passèrent par le dojo pour rejoindre le reste de leur troupe puis se mirent en marche pour le palais royal qui se trouvait au milieu du lac Okiyama. Les dix samurai traversèrent un long pont puis passèrent les portes du palais. Ils marchèrent au milieu d'une allée de cerisiers dont les feuilles volaient au rythme du vent. Ils entrèrent dans le palais, traversèrent les grands couloirs puis montèrent les innombrables marches des escaliers menant au trône. Une fois arrivés, ils se trouvèrent face au roi Shin Hyo Aburame Hagoyashi, assis sur son trône. Ils s'inclinèrent pour saluer leur roi puis s'agenouillèrent en guise de respect, tout en gardant le regard fixé droit devant, sans croiser celui du roi.
«
Ayame Mitsuko, Hayamitsu Ren, Kusanagi Kaito, Naburame Shin, Nagamisu Hiro, Nakamura Shinobu, Yamato Akira, Zeroshito Shiito et moi-même, Okure Yuki sommes présents. Nous attendons vos ordres pour cette mission spéciale que vous nous avez assignée.
-J
e vous suis reconnaissant d'être venu si vite, bien que cela ne fût pas si nécessaire. Concernant cette mission, je vous demande de servir d'escorte à ma fille, la princesse Yumi.
-Sa
uf votre respect, n'était-ce pas plus simple de confier cette tâche à la Garde Royale ?
-
J'y ai effectivement pensé, mais j'ai trouvé meilleur de vous la confier.
-Je
n'ai pas eu vent d'une quelconque parade au sein du royaume, dit Akira. En quoi consiste cette escorte, si je puis me permettre ?
-Il s'agit là d'une affaire dont seuls mes conseillers sont au courant. Il s'agira d'escorter la princesse jusqu'au palais de Cia Honji Nuki Okushi, à qui elle sera promise comme épouse.
A cet instant, le souffle de Shiito se coupa. Kaito et Yuki furent les seuls à le voir. Ne voulant que le roi ne le remarque, Yuki reprit la parole.
« Quand aura lieu notre départ ?
-
Comme je viens de le dire, seuls mes conseillers et vous à présents êtes au courant de ce mariage. Il faut donc annoncer ceci aux habitants du royaume, puis il y aura un festin trois jours avant votre départ. Cela devrait prendre moins de deux semaines.
-Enten
du.
-Je v
ous ferais donc convoquer une nouvelle le jour précédant votre départ. D'ici là, portez-vous bien.
-C
'est un honneur, je vous retourne sincèrement ces paroles. Nous nous retirons. »
Les
dix combattants se redressèrent, s'inclinèrent face à leur roi puis s'en allèrent par les innombrables couloirs du palais.
Le
regard de l'un d'eux se faisait triste et sombre contrairement à ce magnifique ciel bleu de printemps. Sa main qui était posée sur le manche de son sabre se serra fort. Les dix guerriers arrivèrent enfin sur les rives du lac Okiyama. Le palais semblait déjà loin derrière eux. Ils s'en allèrent du côté de leur dojo qui se trouvait au milieu des arbres et des roches, près d'un grand étang sur le flanc du Mont Hima, un volcan endormit depuis des lustres. Ils arrivèrent enfin au dojo, et reprirent leur entrainement.
Le so
ir arriva vite. La lune éclairait déjà le palais, la princesse Yumi en contemplait la lumière du balcon de sa chambre. Elle avait le visage fin, les yeux d'un vert éclatant, les cheveux longs et noirs comme la nuit. Une femme arriva derrière elle. Cette femme était habillée d'un kimono noir et blanc, et avait les cheveux rattachés.
«
Vous allez attraper froid en restant ainsi, Yumi-Hime.
-
Ha? Katsuko-chan... Mais non, que dis-tu là?
-
Les soirées sont fraiches en cette période de l'année.
-O
ui, c'est vrai. Mais je suis née sous une bonne étoile, j'ai une santé de fer, dit-elle en souriant. »
Son regard
était rivé vers le ciel étoilé et la lune qui y brillait, les lumières de la cours du palais, et celles de la cité d'Okiyama face au palais.
« Je ve
ux rester ici. Et je ne veux pas épouser le roi de Nuki Okushi Nai. Mon c½ur appartient à un homme d'Hagoyashi... »

« Shiito
, le repas est servit, on mange ici ce soir, tu viens ?
-
J'arrive...
-Tu n'as pas bougé depuis que nous sommes rentrés du palais. Ce mariage t'affecte tant que ça ?
-Assez
...
-Je vois
ça. Bien, ne tarde pas trop tout de même, Shin pourrait prendre ta part.
-Oui,
j'arrive dans deux minutes. »

« Z
eroshito Shiito... »

« Yumi-Hime... »

« Je
l'aime. »


# Posté le jeudi 23 octobre 2008 12:57

Modifié le mardi 07 juillet 2009 14:15

Akai Hana, chapitre 2

Akai Hana, chapitre 2


Ch
apitre 2
Onze s'en allant




P
lusieurs jours plus tard, les dix aspirants et la princesse Yumi étaient sur le chemin du palais impérial de Nuki Okushi Nai.
Le
ciel était clair, le soleil venait juste de se lever. Il n'y avait que très peu de nuages et les oiseaux survolaient le paysage.
C'
est à dos de chevaux que la troupe fit son voyage. La princesse Yumi suivait Shiito, Yuki était en tête et les huit autres étaient derrière. Le voyage devait durer deux jours, ils devaient longer un fleuve qui coulait entre deux grandes montagnes. Cette vale dans laquelle coulait le fleuve était surnommée Yuukoku, car le soir venant, la lumière dorée du soleil se reflétait sur l'immense surface du fleuve. Le premier jour s'écoula, et seul le bruit de l'eau et celui du vent soufflant sur les prairies ainsi que les chants des oiseaux, venaient briser le silence qui pesait sur les onze personnages. La nuit tombée, c'est toujours en silence qu'ils s'endormirent. Seul Yuki prit la parole pour préciser à quelle heure ils partiraient le lendemain. Yuki est l'un des plus âgé des Aspirants Samurai No Tachi, il est âgé de 20 ans. Il a un visage assez féminin qui fait tout son charme, les cheveux blancs comme neige lui arrivant aux épaules et les yeux bleus comme le ciel.
Le soleil se leva, mais seule l'ombre couvrait la vallée Yuukoku. Hiro était le premier debout, comme à son habitude il se réveillait tôt le matin. Hiro est âgé de 18ans, il a de courts cheveux noirs en bataille et les yeux marron. Il alla se poser au bord du fleuve y affuter la lame de son sabre.
«
Ca va te faire du bien un peu d'eau fraiche, Kanben...
-Pourquoi affutes-tu ta lame à cette heure ci? C'est bruyant.
-Ha! Kaito... Ohayo.
-'hayo... »
Kaito Kusanagi, âgé de 17 ans. Il a les yeux d'un doré semblable à celui du soleil et les cheveux noirs, deux de ses mèches se dressent telles des oreilles de chat. Après eux se levèrent Akira, 20 ans, aux cheveux rouges et aux yeux noirs; Yuri, 20 ans, aux cheveux blancs et aux yeux gris et Shin, 17 ans, blond aux yeux verts. Les cinq personnages se regroupèrent sur le bord du fleuve en attendant que les autres se lèvent.
Plus tard, Shinobu les rejoignit. Elle est elle aussi âgée de 17 ans, a de longs cheveux bruns et des yeux violets. Ren et Mitsuko arrivèrent ensuite. Ren a de courts cheveux rouges et les yeux de la même couleur, Mitsuko a de longs cheveux noirs
et les yeux bleus comme le ciel lors de la tombée de la nuit. La princesse Yumi se leva peu après, et Shiito une heure plus tard, il était toujours le dernier à se lever, et ne se levait avant tout le monde que très rarement.
Ils
reprirent la route quelques heures plus tard.
Le
silence pesait toujours sur la troupe, et le soir arrivait rapidement. La cité impériale et capitale de Nuki Okushi Nai se situait aux pieds des montagnes de Yuukoku, et les lumières du palais et de la cité rendaient le paysage magnifique à la vue des onze personnages.
En a
percevant la cité, Yumi baissa la tête, des larmes commencèrent à couler sur son beau visage. Ils firent une halte pour laisser les chevaux se reposer un peu. Avant de se remettre en route, Yumi alla voir Shiito.
« Ano.
.. Shiito-kun?
-Ha
i?
-Je..
. je me demandais si... si je pouvais... monter avec toi... Je ne supporte plus... d'être seule...
-
Bien sûr, dit-il en esquissant un sourire. »
Puis i
ls reprirent le chemin vers le palais impérial. Yumi posa sa tête sur le dos de Shiito et lui entoura la taille de ses bras. Shiito rougissait, et Ren et Kaito qui les regardaient, ne purent s'empêcher de sourire.
« Il
s sont vraiment mignons tous les deux...
-
Ee... demo...
-Ha
i?
-Ils
ne pourront pas vivre ensemble. La princesse est promise à un roi, et rien ne pourra jamais y changer. La seule chose qu'il puisse faire c'est oublier ses sentiments.
-
C'est triste, la vie est injuste parfois...
-Ee...
»

Le ci
el devint sombre, la lune éclairait maintenant la terre. Ils arrivèrent au palais royal de Nuki Okushi Nai quelques temps plus tard.


# Posté le jeudi 23 octobre 2008 13:18

Modifié le mardi 07 juillet 2009 14:18

Akai Hana, chapitre 3

« Hime-sama, il est temps pour vous de rejoindre le Roi sur le balcon royale.
-
La monie du mariage va bient commencer, Hime-sama.
-... Hai. Wakata. »
La
jeune femme, tue d'une longue tunique rouge ornée de chrysantmes blancs recouverte d'une robe de soie blanche serrée à la taille par un ruban rouge, les cheveux noirs tombant jusqu'au bas du dos, coiffée d'une sorte de couronne fine et dorée, lesvres rougies et le visage blanchi par le maquillage, se retourna vers les deux servantes du roi venues l'accompagner jusqu'au lieu de la cérémonie et laissa voir une larme couler sous son ½il gauche.



Chapitre 3
Tristesse, Amour, Hiryuu




La princesse Yumi, qui allait devenir reine de Nuki Okushi Nai, marchait à travers un long couloir dans l'immense palais, accompagnée et suivie d'une dizaine de servantes qui lui sont dévouées. Après avoir traversé ce long chemin éclairé par d'innombrables lumières de la couleur du crépuscule, elle se retrouva dans une grande cours, large, dont le sentier marqué par des dalles de pierres blanches était entouré de cerisiers et de coins d'eau embellis d'une flore remarquable ; le reste du sol de la cours était recouvert de graviers d'un blanc semblable à celui de la neige.
La futur
e reine continuait d'avancer, mais préoccupée par maintes pensées, elle ne regardait que le sol qu'elle foulait, puis relevant les yeux, elle vit que les dix Aspirants l'attendaient devant les deux grandes portes qui menaient au balcon royale. Lorsqu'elle passa devant eux, elle leur adressa un sourire et inclina légèrement la tête afin de les saluer, ils lui renvoyèrent le geste en s'inclinant et prenant une position de révérence. Le regard de la jeune princesse s'attarda sur le dernier de ces samurais aux cheveux noirs épars aux mèches rouges. L'expression de joie qui avait prit son visage lorsqu'elle vit ces soldats disparut, laissant de nouveau place à une mine triste et tourmentée.
Les grandes
portes s'ouvrirent, et Yumi put se rendre compte de l'importance de la cérémonie. A quelques pas d'elle était le balcon royal, où le roi Cia Honji et un prêtre l'attendaient déjà. Sur les côtés de ce balcon, deux grands escaliers descendaient jusqu'à la cours principale de l'entrée du palais. Cette vaste cours était noire de monde. Une poignée de gardes seulement surveillaient l'entrée du palais et l'accès aux escaliers, les sentinelles tournaient le dos à l'évènement et regardaient en dehors de l'enceinte. Même derrière les portes principales du palais, une foule en masse attendait l'instant où le roi et la princesse serraient unis. Yumi s'avança à pas hésitant près du roi, et la cérémonie pouvait enfin débuter. Les dix Aspirants se tenaient droits derrière elle, derrière ces portes ouvertes qui séparaient les deux cours. L'un d'eux s'en alla par l'arrière du palais avant même la déclaration solennelle du mariage, ne pouvant supporter de voir celle qu'il aimait lui être arrachée, une sombre expression dans le regard.

La nuit était tombée. Les dis soldats avaient trouvé une auberge proche du palais afin d'y passer la nuit, ils repartiraient le lendemain. La lune éclairait le ciel de son blanc pur, et comme à son habitude, Kaito s'était isolé en hauteur pour admirer ce ciel et aussi les feux d'artifice qui décoraient le ciel de différentes couleurs. La fête battait encore son plein au palais, on pouvait entendre la musique et les cris de joie depuis leur auberge. Les neufs autres soldats parlaient et, pour certains, mangeaient au premier étage au milieu de la clientèle toute excitée par l'évènement du jour. Ren, qui revenait du second étage après s'être changée, remarqua l'absence de Kaito.
« T
iens ! Il n'y a pas Kaito ?
-No
n, qu'est ce que tu crois ? Ce chat stupide est encore monté sur le toit. Il le fait presque tous les jours.
-Ah oui, c
'est vrai. »
Akira, un des plus
âgés, bailla bruyamment et s'étira.
« Quelle semaine épuisante. Rester dans cette auberge à ne rien faire pendant que la princesse se faisait chouchouter par ces magnifiques servantes...
-Tu n
'avais qu'à nous suivre, reprit Yuri, on est pas mal sortis se promener dans la ville et aux alentours.
-Iie ! Pas e
nvie de me fatiguer encore plus.
-T'as l
argement eu le temps de te reposer avec Kaito, vous dormez tout le temps lorsque vous le pouvez.
-La note revenait
chère à cause de tout le lait que vous avez englouti... rajouta Shinobu.
-Il faut se plaindre à Kaito, c'est lui le buveur de lait dans l'équipe ! »
Ils co
ntinuèrent de débattre sur la quantité de lait que pouvait boire Kaito par jour. Seul Shiito restait silencieux. Hiro se tourna vers lui et lui mit un léger coup sur l'épaule.
« T'es pas
content ce soir ?
-...
-Ca veu
t dire non à mon avis, dis Yuki.
-Dans ce cas
... »
Shin se tou
rna vers le bar, leva son verre et cria : « SAKEEEEEEEEE !! » Là, une servante arriva avec un plateau sur lequel était tout un service pour le saké. Elle servit chacun d'eux, même les trois filles qui supportaient très bien l'alcool, puis repartit servir d'autres clients. Hiro posa une coupe de saké juste devant Shiito et l'incita à boire.
« Allez ! Ne f
ais pas cette tête d'enterrement et bois un coup ! C'est la fête en plus !
-
.............. » Shiito s'était tourné vers lui en affichant une tête effrayante, une tête de déprimé. Et Hiro en eu des frissons dans le dos.
« Beuh ! Arr
ête ça tu me fais peur !
-Je n'
y peux rien si je ne suis pas d'humeur.
-HA ! Tu p
arles enfin ! s'écria Mitsuko. C'est la première fois que tu parle depuis trois jours, et encore ! C'était limite si tu ne disais seulement : « Non. Allez-y sans moi. » ou bien « Je vous rejoindrais. » En plus, au final, tu ne venais même pas, ajouta-t-elle tristement.
-Bon allez
, reprit soudainement Ren d'un ton déterminé, si tu bois cette nuit, je te promets de te laisser tranquille toute la semaine prochaine.
-D'accord.
-Héé ?
-Ap
paremment tu l'embêtes pas mal pour qu'il accepte comme ça, déclara Akira.
-Mais non ! Pas du
tout !
-Tu veux peux être que je te fasse la liste ? Alors, pour commencer : tous les matins tu me réveillais en me frappant avec un oreiller de l'auberge (en plus des fois ils piquent) ; ensuite, tous les matins, au déjeuner, tu parles, tu parles et tu parles sans arrêt de tes conquêtes masculines et de tous les beaux hommes que tu croise dans les rues ; après ça, tu continues de parler sans arrêt à chacune de nos sorties ; et puis, blabla, blablabla et blablabla.......
-Et bien, ça fait beauc
oup. Il faudrait presque un parchemin pour tout écrire, pouffa Yuri.
-Anata !! »

« Bon, cela
dit, tu devrais tout de même boire un coup ! reprit Yuri, la joue gauche rougie par une certaine gifle.
-Tss... vous êtes aga
çants. Va pour une coupe. »

«
Alleeeeeeeeeeeeeez !! Encoooreuuuuuuh !
-Mais c'est déjà la 11è
me !
-Urusei ! C'est –hic- même
pas vrai ! Et puis, de –hic- toute façon, j'vous aime plus ! et je m'en vais boire... euh... voir ! mon Neko adoré... sur le toit !
-Il est cuit ! s'écria
Hiro, mort de rire. »
Shiito se l
eva difficilement de sa chaise, et, par inadvertance, bouscula une servante qui renversa tout un service sur un homme large et épais dont les muscles ressortaient sous son habit marron. Cet homme poussa un juron, injuria la servante et la saisit par le col.
« C'est quoi ce servi
ce ? T'es pas foutue de tenir ton plateau en équilibre !?
-Su.
.. sumimasen... »
Shiito, qui v
enait tout juste de comprendre ce qu'il se passait, vint derrière l'imposant personnage et lui tapota l'épaule afin de l'interpeler.
« C'est toi l'avorton
qui a fais renverser cette merde sur moi ?
-Euh ! Cher bouffo
n haut comme trois pommes... je vous serais reconnaissant –hic- de rester poli, surtout envers cette charmante demoiselle que j'ai acci... dentellem... tellement ! bousculé ! Et puis, cette « merde », est très buvable ! C'est doit être vous qui... oulà ! dit-il en vacillant, qui avez des goûts inqualifiablement... pas tellement trop terrible !
-I
l se moque de moi ? demanda le géant en prenant un ton plus grave.
-Qui ? Vous ! Naaaa
n, j'oserais jamais me moquer d'un crétin tel que la personne idiote que vous êtes... surtout ! Vous n'êtes pas si beau ! J'me demande comment font ces jeunes femmes qui vous accompagnent pour vous... accompagner !
-.
.. Omae...
-Monsieur, veuillez
l'excuser, il a un peu trop bu ! déclara Shinobu en se positionnant entre les deux personnages.
-Je ne l
e pardonnerais que lorsqu'il serait face contre terre à prier pour que je le laisse en vie ! »
Sur ces dernières
paroles, les autres clients se levèrent et s'écartèrent pour regarder la scène, et le personnel de l'auberge se rangea derrière le service. Les huit autres Aspirants se levèrent à leur tour pour rester près face à une éventuelle dégénération de la situation. La tension commençait à peser sur toutes les personnes en présence. L'homme imposant par son gabarit fit craquer ses phalanges et baissa la tête sur Shinobu qui restait là, devant Shiito, comme pour le protéger.
« Hors de
mon chemin, gamine, dit-il d'un ton froid.
-No
n, je ne vous laisserais pas frapper un homme saoul !
-Shinobu
... laisse cet énergumène tranquille !
-Toi !
-N
'avancez pas plus ! »
Shiito se
rapprocha de la table à laquelle il siégeait avec les autres.
« Regardez le reculer... Aurais-tu peur, microbe ?
-Peur d'une
... euh... vous ne ressemblez vraiment à rien cher monsieur !
-
Que ?! Tu va morfler !
-Arrêtez
! »
Shinobu
se prépara à contrer le coup, mais Shiito la poussa sur le côté, s'empara d'une baguette qui servit pour les brochettes de viandes, para le poing du colosse avec son bras gauche et fendit sur lui. Il le saisit au cou, et en un geste le retourna et le mit à terre. Il pointa la baguette juste au dessus de sa gorge qu'il serrait de plus en plus.
« Si tu la touche
, le flot de sang qui circule en toi s'écoulera tel un torrent de larmes sur le sol où je te laisserais périr... » déclara Shiito d'une voix grave.
Il se r
edressa, jeta la baguette sur l'homme tombé, puis s'adressant à la servante qu'il avait bousculé :
«
Sumimasen, je ne supporte pas tellement l'alcool. Je vous dédommagerais au moment de mon départ. » Il se retourna puis rejoignit ses compagnons. Lorsqu'il fut à la hauteur de Shinobu, il lui adressa un « Désolé » presque inaudible, puis monta à l'étage en s'appuyant aux murs pour ne pas tomber. Les Aspirant le regardaient quitter cette salle où la tension commençait à disparaître, la bouche bée et les yeux grands ouverts. C'était la première fois qu'ils voyaient Shiito dans un tel état.
R
en se remit de cette surprise, jeta un ½il à l'homme qui était toujours à terre, se retourna puis commençant à suivre Shiito clara d'un ton léger :
« Ce q
u'il peut être poétique quand il est ivre !»
Elle monta les esc
aliers, puis Hiro, Shin, Yuki, Yuri, Mitsuko et Akira la suivirent sans rien rajouter. Shinobu n'avait pas bougé. Elle se tourna un instant vers l'autre monsieur, s'inclina légèrement puis repartit rejoindre les autres.

La fête semblait s'être terminée du côté du palais, plus aucune musique ne retentissait et plus aucun cri ne s'élevait de la cours. Kaito se reposait toujours sur le toit de l'auberge, admirant la lune et les étoiles qui scintillaient dans le ciel. Shiito apparut juste derrière lui, s'avança à ses côtés puis s'assit de la même manière que son ami, en tailleur, sur l'arête du toit pentu de l'auberge.
Après
une poignée de minutes, Kaito décida de briser le silence qui le dérangeait peu à peu. Son regard se leva vers la lune, éclatante ; il souffla un nuage de buée, l'air était frais.
« C'e
st bien demain que nous repartons ?
-... Ee.
-Ce sera étrange, rentrer chez nous sans cette jeune femme qu'on avait l'habitude d'apercevoir lorsque nous passions au palais.
-Ne p
arle pas d'elle, onegai...
-Gomen. »
Le sil
ence retomba entre eux deux. Shiito, la tête baissée, levant les yeux vers ce palais qu'il méprisait, songeait à ce qu'il pourrait bien faire une fois de retour dans leur pays, comment serait la vie sans cette femme qu'il aimait plus que quiconque depuis son plus jeune âge.
«
Apparemment, il y a eu de l'agitation en bas ?
-...
-Y'a eu pas mal de bouquant, il devait s'agir d'un différent. Si c'était le cas, vous êtes intervenu pour les calmer ?
-Non,
c'est moi qui ai provoqué ça.
-Nani
?
-Bah,
j'était un peu cuit... Ces idiots de Shin et Hiro m'ont incité à boire pour être plus joyeux... et j'ai bu un peu trop de saké...
-..
. et, il s'est passé quoi, par la suite ?
-J
'ai bousculé une servante qui a renversé un service entier sur un client, il s'est énervé...
-Et ?

-Et puis
j'me suis énervé aussi...
-...
-..
. »
Il y
eu un léger silence, vite interrompu par les éclatements de rire de Kaito. Shiito lui lança un regard noir qui l'arrêta net. Il toussa un peu puis reprit, essayant d'étouffer son rire.
«
J'aurais bien aimé voir ça ! Shiito qui s'énerve contre quelqu'un... c'est du jamais vu.
-Urusei
!
-En tou
t cas, t'as l'air bien moins cuit que tu ne devais l'être à cet instant.
-Mitsuk
o m'a flanqué une rouste... ça m'a calmé.
-A
h. En effet. »
Shi
ito se leva lentement, après avoir regardé une dernière fois le palais et la lune qui brillait au dessus d'eux. « Allons rejoindre les autres. Nous devrons nous lever tôt demain matin. »

Les lumières de l'aube filtraient à travers les fenêtres d'une des chambres de l'auberge. Un des quatre occupants était déjà levé, assis sur son lit, en attendant le réveil des autres.
Yuk
i décida de voir où en étaient les trois filles du groupe, il se leva, s'étira puis sortit de la chambre sans un bruit. Il alla toquer à une porte plus loin, au fond du couloir dans lequel l'air était frais. Le jeune homme frappa deux faibles coups à la porte à double coulissant et attendit une réponse d'une des trois filles. La porte s'ouvrit en grand, et Yuki sursauta en détournant la tête.
« Q
u'est ce qu'il y a ? demanda Ren en le voyant.
-Si... si
tu pouvais... nouer les lacets de ton corset et te couvrir, ce ne serait pas plus mal !
-Hoooo ? Yuki-kun qui rougit face à une jeune femme presque nue ?
-Urusei !
-
Haai, c'est bon. Je reviens, ne bouge pas. »
Ren referma la porte, laissant Yuki sans voix. Ses joues avaient pris une teinte rosée, et son c½ur battait fortement. «Quelle idiote ! Se présenter dans une tenue pareille... » Puis, il entendit Ren crier « Me voici » depuis la chambre, le bruit de ses pas pressés résonnait dans tout le couloir, puis elle ouvrit à nouveau la porte. Ren était maintenant vêtue d'une robe légère en soie bleue qui mettait ses formes en valeur, elle avait rattachés ses cheveux rouges en un chignon maintenu par deux baguettes de fer blanc, et quelques mèches lui tombaient sur le visage. Yuki admira cette figure qu'il voyait pour la première fois, à peine sortie de son lit, les lèvres luisantes et les yeux brillants. Ses joues reprirent leur teinte et les battements de son c½ur reprenaient de l'ampleur. La jeune femme remarquait que sa chemise blanche tremblait au rythme de ces battements, et un sourire se dessina sur son visage.
Ell
e prit une voix tendre et demanda :
« Tu roug
is ? Te ferais-je de l'effet ?
-Qu
... Ne racontes pas n'importe quoi !
-Hihi !

-... Bon,
les autres filles sont-elles réveillée ?
-Bie
n sûr, et depuis longtemps. Elles prennent un bain, je pense qu'elles n'en n'ont plus pour longtemps.
-Wakata. J
e vais réveiller les autres dans ce cas. »
Il
commença à s'en aller, mais Ren le retint par le bras. Elle prenait une expression d'enfant en détresse, faisait mine d'être embarrassée en détournant son regard de lui et balbutiait.
« Ano
... Je... Tu ne voudrais pas rester un peu avec moi ? Il fait froid et je ne compte prendre un bain qu'une fois que les filles seront de retour, je me sens seule et je frissonne à cause de cet air matinal... ça te dérangerait de... venir me réchauffer dans mon lit ? »
Yuki roug
it comme il n'avait rougit, presque choqué par sa question il fit un sursaut gêné et arrivait à peine à prononcer quelques mots qu'il saccadait.
«
Qu... ! Euh ! Ano ! Mais tu... ça va pas ? C'est quoi cette... cette... RAAH ! Baka ! »
Il se retourna vivement, toujours aussi embarrassé. Ren se mit à rire gaiment en voyant une telle réaction. Elle le regarda jusqu'à qu'il ne disparaisse derrière la porte de sa chambre, posa doucement une main sur sa poitrine et referma la porte devant elle. « Il est charmant, celui-là. »

« Ano..
. Sumimasen...
-Hai ? »
Shiito se tenait droit devant la jeune servante de la nuit passée. Il affichait une expression qu'on les timides déterminés. La jeune femme le regardait en rougissant, et tenait un plateau entre les mains.
Ne sachant que dire
, Shiito sortit simplement une bourse qu'il lui tendit, et dit timidement : « Voilà, c'est pour hier soir. Encore désolé... » Elle regarda la bourse un instant, surprise, avant de la prendre dans une de ses mains fines. Elle regarda alternativement cet argent et Shiito sans rien dire. Shiito, lui s'apprêta à partir rejoindre ses compagnons qui l'attendaient devant l'auberge, et la servante s'avança d'un pas et déclara :
« Dômo arigatô, Akai-sa
n!
-Hé?
-Hai! Akai-san, c
ar vous avez des mèches rouges et... j'ai remarqué que vos yeux prenaient une couleur rouge lorsque vous vous énervez.
-Ha...
mais, pourquoi ce surnom?
-Parce qu
e, je ne connais pas votre vrai nom, et si vous n'aviez pas réagit, cet homme immense m'aurait sûrement... »
Shii
to comprit. Son poing droit se serra de colère comme son c½ur, et ses yeux prirent bien une teinte rougeâtre. Il s'avança vers la jeune femme et déposa dans une poche de son tablier une sorte de parchemin. « C'est un sort de feu. S'il revient et tente quoi que ce soit à votre égard, utilisez-le. » Il lui sourit chaleureusement, ses yeux reprirent une couleur sombre et habituelle, puis il s'éloigna vers la sortie. Avant de passer le seuil de l'entrée pour de bon, il se retourna une dernière fois.
« Au fait, boku no
namae wa Shiito, Shiito Zero. »
Le reste de la tro
upe l'attendait à l'extérieur. Ils étaient tous à cheval, près à partir, il ne restait plus que le sien et celui de la princesse qu'ils devaient ramener au pays. Il grimpa vite sur le dos de son animal, puis les dix soldats purent repartir. Le service de l'auberge leur adressait leurs adieux de la main, Yuri, Mitsuko, Ren, Shinobu, Hiro, Shin et Kaito s'étaient retournés et agitaient également leurs bras pour leur dire au revoir ; les trois premiers, Yuki, Akira et Shiito levèrent simplement le bras pour les saluer.
Le c
iel était clair et beau, de hauts nuages surpassaient les montagnes que devait traverser les dix samurais et les feuilles des arbres qui commençaient à fleurir flottaient dans les airs au gré de la brise légère qui soufflait. Les aspirants venaient juste de passer le porche marquant l'entrée de la cité royale de Nuki Okushi Nai. Les mains de Shiito se serraient sur le cordage de son armature, et son c½ur se crispait au fur et à mesure qu'ils s'éloignaient de la ville.

Les dix soldats étaient de retour à Hagoyashi, et la nuit venait tout juste de tomber. Ils traversaient le long pont, au dessus du lac Okiyama, pour se rendre au palais et faire leur rapport à leur maître ainsi qu'au roi. Akira stira largement, il était exténué par ce long voyage qu'ils venaient de terminer.
«
Nous voi enfin rentrés ! Ce pays de Nuki Okushi Nai est maintenant loin derrière nous.
-Hai. Demo... la princesse Yumi y est, ça m'attriste de penser qu'on ne la reverra que ts rarement, répliqua Shinobu. »
Shiito baissa la tête. Il pensait à son visage et son sourire, à cette femme qu'il aimait tant et qu'il ne reverrait plus. Soudain, relevant la tête et prenant un air détermi, Shiito tira brusquement sur le cordage de son cheval et fit demi-tour. Il ne s'occupa pas de Yuki qui lui cria après et repartit au galop dans la direction opposée. Il chuchota quelques mots à l'animal et se mit debout sur la scelle et hurla « Hiryuu !! ». Là, un gigantesque dragon semblable à un serpent, aux écailles rouges et reflets dorés, apparut dans le ciel et se précipita vers Shiito. Il se rapprocha de lui de sorte à ce qu'il puisse monter sur son dos, frôlant le sol et volant à une vitesse fulgurante. Shiito sauta à son cou et lui monta dessus. Le cheval ralentit puis repartit rejoindre les autres comme Shiito lui avait demandé, et le dragon volant s'en alla dans les hauteurs du ciel.
Lor
squ'il eu atteint la ville, il se dirigea vers le palais. Sa vitesse était telle que lorsque le dragon vola tout près de la muraille de l'enceinte du palais, il créa un vent puissant qui alerta la garde, souleva un nuage de poussière et emporta les feuilles des arbres. La bête divine se posa le plus discrètement qu'elle le put derrière le palais, dans un immense jardin empli d'arbres et de fleurs. Shiito descendit à terre, dit à son compagnon de rester ici à l'attendre et de se tenir près pour le départ lorsqu'il reviendrait.
Les gardes couraient dans tous les sens depuis l'instant un dragon volant eu été signalé aux alentours du palais, et Shiito attendaient une opportuni de se hisser sans être vu au balcon de la chambre de la princesse qu'il avait situé à son arrivée. Il invoqua le pouvoir du Dieu de Hauteurs, Kabe Kami, monta jusqu'à la chambre de la princesse en courant sur le mur. Il s'agrippa aux rebords du balcon puis sauta directement dans la chambre. La princesse, la reine Yumi était là, assise devant un miroir orné d'un cadre doré dont les motifs représentaient des chrysanthèmes. Surprise, elle se leva de sa chaise et regarda Shiito, debout, essoufflé, à quelques pas d'elle. Elle le regarda un instant avec des yeux grands ouverts, son c½ur s'emballait, et aucun mot ne parvenait à sortir de sa bouche pourtant entre ouverte. Shiito s'approcha d'elle, le poing ferme, les joues rougies, se décrispa et prit délicatement ses mains dans les siennes.
« Shiit
o... que fais-tu ici ? Pourquoi es-tu revenu ?
-Je.
.. je ne pouvais pas me résoudre à vivre sans vous, Yumi-sama.
-Shi
ito-kun...
-Ore..
. watashi... Yumi-sama suki...”
Sh
iito prit les bras de Yumi et la rapprocha de son corps. Il lui déposa un doux baiser sur les lèvres. Yumi demeura surprise quelques secondes, puis, comme elle l'aimait, passa ses mains autour de son cou et se laissa embrasser.
« Yumi-sama ! »
Une quinzaine de gardes firent irruption dans la chambre de la reine. Shiito interrompit son baiser et les fixa d'un sombre regard. Les quinze soldats n'en revenaient pas, l'un d'eux, d'un grade des plus importants, s'écria « Arrêtez-les ! », puis ils fendirent sur les deux amants. Shiito poussa doucement Yumi derrière lui, sortit son katana de son fourreau puis mit les quelques soldats qui venaient sur lui à terre sans les tuer. Le plus haut gradé appela du renfort, Shiito prit Yumi par la main, courut vers le balcon, siffla, puis prenant celle qu'il aimait dans ses bras, sauta par-dessus le jardin. Hiryuu, le dragon, les récupéra au vol. Et ils s'échappèrent, disparaissant dans l'obscurité de la nuit.
Akai Hana, chapitre 3

# Posté le jeudi 23 octobre 2008 14:36

Modifié le mardi 07 juillet 2009 14:20